Aller au contenu

Le cinema parle

Logo de l'association Le cinéma parle
auteurs audiodescripteurs associés
Les émotions se partagent,
les œuvres se transmettent

AUDIO/DÉCRIRE

Le visage de profil d'une femme, environ cinquante ans, concentré sur un écran. Le texte d'une audiodescription, calé au time-code, y est écrit : "Chacun dans une bulle. La bulle Giulio éclate". Dans des bulles colorées, des personnages dessinés. Comme s'ils s'échappaient de la pensée de cette audiodescriptrice
Projet Linda veut du poulet - écriture du texte descriptif © Corinne Dardé

Une rencontre collective, dans le respect de la perception de chacun

Lorsqu’elle est réussie, la version audiodécrite accomplit l’ambition de toute culture : la rencontre collective avec une œuvre ou avec un site, dans le respect de la perception de chacun.
Véritable promesse, elle n’est pas réductible aux seuls besoins de l’accessibilité : elle offre au plus grand nombre, pourvus de ses « yeux du dedans » ou de ses « yeux du dehors », une découverte inédite.
Les œuvres cinématographiques, les programmes audiovisuels, le spectacle vivant, les œuvres plastiques, les sites, les monuments…et des promenades inédites !

Cinéma, spectacle vivant, art plastique, patrimoine architectural ou naturel forment les champs d’intervention de L’Oeil Sonore et le Cinéma Parle

« Dans la salle de cinéma, le film se livre, une bande de sons mixée, et montée sur une bande d’images. Des voix vite reconnues, dont l’intonation laisse filtrer la tristesse ou l’émerveillement ; des sanglots retenus, un souffle haletant ; des ambiances saturées, qui agacent nos oreilles, ou dénudées, qui inquiètent ; des oiseaux, un cours d’eau, le vent dans les saules ; le claquement d’une porte ; une sonnette stridente, un coup de feu assassin. La musique. Des silences, imperceptibles ; ou lourds et pesants.

Alors l’audiodescription se fonde sur la description des éléments visuels que la bande son, à elle toute seule, ne permet pas de percevoir. Cette description fait l’objet d’une interprétation par un comédien. Dans un judicieux montage avec les sons du film, cette « voix amie » ne nous racontera pas d’histoires… mais doit permettre de saisir le projet de cinéma d’un auteur. L’interprétation enregistrée de ce texte descriptif, son montage et sa diffusion, mixés ou non avec la piste son, constituent la version audiodécrite du film.

Le dispositif est sensiblement le même pour le spectacle vivant. En revanche, en l’absence d’éléments sonores – les arts plastiques ou le patrimoine architectural par exemple – l’audiodescription se fonde sur une perception fine, nourrie d’une riche documentation. Elle propose une description précise et sensible des éléments visuels, elle use d’une langue inventive. Elle trace un chemin offert au regard intérieur. Elle ajuste avec une exigence paradoxale la proposition de médiation culturelle. L’œil s’honore, il engage dans le grand respect de la connaissance et de la transmission tout le corps du visiteur. »

Marie Diagne

Réalisation de l'audiodescription

le projet d'une équipe, la rencontre des publics

ÉCRIRE ET RELIRE

Feuillets dans une main, crayon dans l'autre, Raphaël Girardot, réalisateur et monteur son. Près de lui, Vincent Gaullier, co-réalisateur. Derrière eux, le visage dressé au-dessus de leurs épaules, Matthieu Delaborde, producteur. Tous les trois sont assis. Debout près d'eux, Marie Diagne, audiodescriptrice. Tous ont le regard rivé sur le texte descriptif
© Corinne Dardé

ÉCRIRE ET RELIRE

L’écriture d’un texte original, calé sur une bande son le cas échéant, est pris en charge par un auteur.
Des relectures corrigent et précisent : un deuxième auteur et un collaborateur déficient visuel, professionnel, une contribution scientifique. Le réalisateur, l’artiste, le commanditaire valident.
Ce texte, calé au TCI, peut ensuite être livré.
Photographie : V. Gaullier et R. Girardot - Que m'est-il permis d'espérer ? (2019) - M. De Laborde (Iskra) - M. Diagne

ENREGISTRER,
MONTER, MIXER

Dans un studio son de Lanmeur, Eric Cervera, ingénieur du son, explique avec force gestes des main son travail de montage et de mixage à Aurore Sohier, présidente de l'association Le Regard au bout des doigts, à Reims. Larges sourires en partage ! Derrière eux, Joseph, du Regard, venu interpréter quelques textes
© Marie Diagne

ENREGISTRER,
MONTER, MIXER

Nous suggérons une voix pour l’interprétation. Elle est enregistrée sous la direction d’un professionnel, nettoyée et montée. Elle peut être mixée avec la bande-son originale de l'œuvre ou une création sonore ; elle peut être conformée, et livrée séparée.
Photographie : A. Sohier, J. Bellony (Le Regard au bout des doigts), E. Cervera (Near Deaf Experience). Projet L'Oeil Sonore de la Cathédrale ND de Reims.

INTERPRÉTER EN DIRECT

Cathédrale Notre-Dame de Reims. Tournant le dos au choeur, Marie Diagne fait face à un public assis. Deux cannes blanches. Un ordinateur ouvert dans les mains, Marie interprète un texte.
© Le Regard au bout des doigts

INTERPRÉTER EN DIRECT

Pour l’adaptation d’une œuvre audiovisuelle, l’interprétation en direct de la description, sous la forme d’une performance visible, mais discrète, rend perceptible le dispositif audiodescriptif.
Pour la visite patrimoniale, ou d’une exposition, la proximité de la voix qui décrit permet à chaque visiteur de tisser un lien intime avec le site ou les œuvres.
Photographie : M.Diagne, Projet L'Oeil Sonore de la Cathédrale ND de Reims

Pour partager votre projet, envisager un dispositif particulier, obtenir un devis.

Syvain BEAULIEU
Témoignages
« Pour la première fois dans une salle de cinéma, j’ai pu entendre les images. »

Sylvain BEAULIEU
Spectateur, et aveugle

Antoine BRUGIÈRE
Témoignages
« Le comédien interprète : un transparent du verbe, en garde rapprochée du poétique. »

Antoine BRUGIÈRE
Artiste interprète

Claire BARTOLI
Témoignages
« Au cinéma, le professionnel déficient visuel interroge l'image afin que le texte de l'audiodescripteur soit au plus près de l'intention et s'inscrive dans le déroulement sonore du film. »

Claire BARTOLI
Collaboratrice à l'écriture audiodescriptive, et aveugle

Marie DIAGNE
Témoignages
« L'auteur d'un texte de la version audio/décrite d'un film nourrit d'une double sensibilité la singulière écriture qui est la sienne. »

Marie DIAGNE
Réalisatrice de Versions Audio/Décrites - VAD

Philippe LUMBROSO
Témoignages
« Fondamental est le respect de l'oeuvre : ce n'est pas son film que l'audio descripteur doit transmettre, ni que l'on se pâme devant sa prose, mais bien le sensible, les émotions voulues par le réalisateur. »

Philippe LUMBROSO
Magasine QSLD n°20, 2014, L'atelier de découverte sensible de L'Oeil Sonore / Le Cinéma Parle

Fabrice CHILLET
Témoignages
« L'audio description, ou l'expérience de l'altérité au cinéma. »

Fabrice CHILLET
La Lettre des pôles, L'atelier audio description

Bruno DARLES
Témoignages
« Au départ, il y a une grande angoisse des élèves à se rencontrer. Dès qu’ils ont eu le casque sur les oreilles, il n’y avait plus de différence. Ils étaient tous en train de discuter d’un problème précis qu’il y avait au montage de l’audio description. »

Bruno DARLES
Enseignant

previous arrow
next arrow
Aller au contenu principal